Semaine de ski de fond au Coutzet:
du 5 au 12 février
Samedi, en début d’après-midi, tout un inventaire à la Prévert est chargé dans la voiture d’Alice: bagages, raquettes, skis, fromage, vin blanc, ail, chaussures, sacs de couchage, absinthe et… quatre bonnes dames: Alice, Marie-Jeanne, Jacqueline et moi, Michèle !
Voyage agréable par la rive nord du lac de Joux. Arrivée au Coutzet, installation dans notre dortoir et salutations aux participants Français, fidèles depuis de longues années. Le soir, un potage, servi par Madjid, notre cuisinier, et surtout longuement préparé par Jacqueline B et Monique, qui passèrent tout leur samedi après-midi à désosser la queue de bœuf mise à mijoter dans de dit potage, réunit les 22 participants.
Toutes les excursions se sont déroulées sous un soleil éclatant. Ainsi, nous sommes montés au Chalet du Carroz, juste en face des Dents du Midi, retour par le «Grütli» (un autre); le lendemain, découverte d’Arzière, et retour au Carroz afin de récupérer des lunettes oubliées le jour précédent.
Parfois, nous avons dû changer de destination, car les chemins étaient transformés en patinoires vertigineuses et c’est ainsi que nous avons découvert le village français de Lamoura où un artisan confectionne des bijoux en «galalithe» ou pierre de lait (caséine durcie). Nous nous sommes prélassés au chalet de la fruitière de Nyon en face du Mont Blanc, pendant que d’autres se régalaient à St Cergue et faisaient une petite virée au lac des Rousses.
Lors d’une de ces balades, nous avons découvert, cachées sous les feuilles mortes, des primevères croyant le printemps de retour. Nous avons appris la différence entre les «épicéas» et les «épicéas alba»: sapin rouge et sapin blanc .
Nous avons aussi découvert le Noirmont, sommet à plus de 1500m, panorama de 360 degrés: toute la chaîne des Alpes, les Rousses et la vallée de Joux, récompense d’une rude montée !
Le dernier jour, cerise sur le gâteau, nous sommes tous montés, à travers champs, névés et quelques chemins joliment glacés, jusqu’au sommet de la Dôle ! (1677m), sommet surmonté de «radômes», semblables à d’énormes boules de Noël. En chemin, toujours bénis par le dieu Râ, en attendant quelque retardataire, nous avons refait le monde à notre manière, un peu biscornue!
Le soir, les réjouissances continuaient: tout d’abord l’apéritif offert par les participants: kir, absinthe, vin d’absinthe (offert par?) nous mettait en condition: Vreni avec son accordéon nous faisait chanter et valser.
Affamés, nous nous régalions des repas préparés par Madjid, en particulier un somptueux couscous. Le mercredi soir, les Neuchâteloises (nous), avons préparé la fondue, couronnée par une délicieux dessert aux oranges. La soirée se poursuivait par des jeux, surtout grâce à Marie-Jeanne !
Le jeudi soir, Jacqueline du Coutzet fut fêtée pour ses «25 ans de camps de ski» ! Elle eut droit à de petits discours, une cloche, un podomètre, un acrostiche, une fleur et beaucoup d’émotion ! Notre participation se borna à déguster un énorme gâteau !
Les skis ? Ils furent oubliés au coin du chalet, même sort pour les raquettes ! Ce fut une semaine de ski de fond pédestre et personne n’y trouva rien à redire !
Le recensement effectué par Marie-Jeanne montre que 12 sections francophones étaient représentées, la Côte-Peseux, le Locle, la Chaux de Fonds, Nyon. Les Français provenaient de la région parisienne, de Dole, Dijon, Montbéliard, Rouen, de la région proche du Luxembourg, de la Drôme, etc. ! Une pensée toute particulière à Anne qui ne put se joindre à nous et qui nous manqua !
Un immense merci à Jacqueline du Coutzet. Nous avons eu tant de plaisir et …à l’année prochaine au «Coutzet Palace» ! Aux noms de Marie-Jeanne, Alice, Jacqueline: Michèle





